vendredi 24 juillet 2009

Retour à Casa



Nous retrounons à Casa où nous passons du temps avec nos amis Marocains qui nous ont si bien accueillis et conseillés. Puis nous visitons le quartiers des Abbous, ancien quartier colonnial avec des petites ruelles et des boutiques sous les arcades.
Assez typique. On achète des patisseries et du miel. C'est un festival de petits étals, bien plus charmant que dans les souks.















Ensuite, nous visitons la mosquée Hassan II. Un joyau.

























C'est la deuxième plus grande mosquée du monde et elle donne sur la mer ce qui en fait "le trône de dieu". La visite est malheureusement guidée et là le guide s'en donne à coeur-joie : un peu complaisant et péremptoire. Il ne fait qu'énumérer des records : un vrai guiness des records et surtout il enjolive la réalité sur la construction. Nos amis marocains nous avaient expliqué les méthodes pour obtenir le soutien financier des casablancais, qui, pour obtenir n'importe quel papier administratif, devaient souscrire à une petite somme, alors que lui nous dit que tous donnaient à la hauteur de ce qu'ils voulaient.
Et pas un mot sur tous les ouvriers qui sont morts pour l'édifice lors de chutes. Réalité pas toujours bonne à dire pour les touristes.
Cela dit, la mosquée est très photogénique et chaque recoin, même si un peu massif (béton quand tu nous tient, merci Bouyges) est un trésor.

A travers les vitraux (on peut dire ça aussi pour une mosquée non ?) on aperçoit l'océan, c'est très beau. Ce qui est dommage, c'est que la partie de la mosquée qui surplombe l'eau n'est pas accessible au public. En effet, des engins travaillent à lutter contre l'eau et édifient une digue pour protéger la mosquée des flots...













jeudi 23 juillet 2009

Oualidia



Le lendemain matin, départ vers Oualidia, petite station balnéaire où vont tous les marocains (surtout les Casablancais) pour se détendre. Nous prenons un bus local. Erreur. Les bus nationaux sont très bien mais les autres sont... exotiques.
Départ différé de 1 h , engueulade entre le chauffeur et le guichetier dés le début. Ils s'empoignent presque. Et le bus. On regrette de ne pas avoir eu la présence d'esprit de le prendre en photo. Une épave de trente ans au moins. On sait déjà qu'on arrivera jamais à destination (du moins Florent, qui dans ces situations est à la fois mauvaise langue et visionnaire). La suite nous donne raison : on tombe en panne en rase campagne à 60 kilomètres du but.
On prend nos bagages et accostons un grand taxi (entendez une mercedes à 180 000 km toute pourrie) où nous montons à 6 passagers + 1 bébé plus le chauffeur : les naufragés du bus.
Grande expérience, un peu traumatisante.
Mais ça passe. Inch Allah. Nous étions content d'avoir trouvé cette solution de rechange pour arriver au but.

Arrivée en fin d'après-midi à Oualidia, dont la plage assez magnifique se love dans une anse abritée du vent. Bon, on avait un peu oublié que l'Atlantique c'est frais (ou plutôt froid selon Florent).
Une baignade de 5 minutes nous suffit pour nous remettre de nos émotions de la journée. Florent met quand même un certain temps à rentrer dans l'eau, "aidé" - éclaboussé par des ados marocains qui prennent un malin plaisir à se jeter à l'eau juste à côté de lui :o)

On refait des photos de la plage vue de la ville car c'est vraiment l'endroit le plus charmant, et ce à plusieurs moments de la journée.




Essaouira : deuxième jour

Nous trouvons un petit riad pour la deuxième nuit ici. On arrive à baisser les prix de 30 pour cent.
Un oasis de confort. Très ressemblant à celui de Marrakech en plus petit (et sans la piscine quand même).







Essaouira, c'est aussi sa plage qui s'étend à l'infini. une plage dont on peut à peine profiter car il est impossible de se baigner, et ce pour deux raisons : trop de vagues et trop de vent. C'est juste le paradis des kite-surfeurs. Alors on se balade vers l'infini, et contre le vent. Une certitude : le kite-surf ça a l'air top !!!





Un peu plus loin, des énormes dunes de sables se jettent dans la mer. On se croirait dans le sahara.
Après les dunes, on arrive à un petit chateau en ruine rebaptisé chateau de Jimmy Heindricks. C'est drôle, on croise soit des touristes sur des chameaux , soit des fans du musicien avec des tee-shirt à son effigie.






Essaouira : premier jour



Essaouira est touristique, cela ne fait aucun doute. Dés notre arrivée en bus, nous comprenons que nous ne serons pas seuls. Sauf que, une fois entrés dans la médina, on voit tout de suite la différence avec Marrakech. Ici les murs sont décrépis, rien n'est arrangé pour le touriste. En effet, on voit des maraîchers qui vendent des fruits et légumes pour les Marocains. Certes l'avenue principale et sa parrallèle sont bondées de touristes et de boutiques, mais reste un charme surrané pas encore complètement bouffé par le tourisme de masse. Il suffit de s'écarter de quelques mètres pour découvrir la vie des gens locaux qui habitent encore vraiment là.












On trouve dans les ruelles des joueurs de cartes, des stands de friture, et des impasses improbables. Et les enfants qui courent vers nulle part.













Nous nous arrêtons, charmés par une petite place où se côtoient des boutiques, les mouettes et les murs chaulés. On s'arrête dans une boutique de souvenirs et le garçon, très gentiment, nous offre le thé, sans arrière-pensée aucune. Il s'appelle Khalid, il était dans l'équipe nationale de wind-surf, prof de planche à voile, et a finalement décidé de tenir cette boutique et de consacrer ses loisirs à la planche. Nous bavardons une heure sur le Maroc et sur la France. Encore une rencontre agréable et authentique, merci Khalid !



La ville d'Essaouira est vraiment pleine de charme, surtout le port et sa muraille magnifique où viennent crier les mouettes.
Un petit air de Saint-Malo et la mer.







Piste entre Agouti et Demnate









Nous partons vers Demnate après avoir pris quelques conseils sur l'état de la route. Et là encore, mauvais choix : nous empruntons une piste de terre à moitié ruinée, praticable (et encore) en 4*4. Notre Logan souffre le martyre et la piste étant large de deux mètres et en bord de ravin, on ne peut pas faire demi-tour. Les indications étaient donc encore fausses. Le loueur nous avait dit "pas besoin de 4*4". On va lui rendre une voiture pourrie.
La poussière rentre de partout mais cela passera. Inch Allah. 5 heures pour faire 28 Km. Un record.
Par contre, quelle route. Une des plus belles qu'il nous ait été donnée de voir.
















Paysages à couper le souffle. Couleurs magnifiques. Les photos sont malheureusement en deça de la réalité.
Une piste qu'on ne regrette pas. Et quel bonheur quand à la fin se dessinent les premiers laçets en goudron.
















Retour tard, très tard à Marrakech après 5 heures de route. On est crevés, la voiture aussi.